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L’église Saint-Christophe

Les origines de La Trétoire

Les origines de La Trétoire sont mal connues. L’étymologie même de Tertoria est délicate à élucider. Ce nom apparaît pourtant dans les sources les plus anciennes où il alterne avec celui de Saint-Christophe-lès-Rebets. Il existe peu d’archives touchant directement au site de La Trétoire. Cependant, l’histoire de cette paroisse peut être appréhendée à travers celle de l’abbaye Saint-Pierre de Rebais. Fondée au VIIe siècle, cette dernière rayonne bientôt sur l’ensemble des territoires environnants et, dès le XIIe siècle, l’abbé de Rebais a en charge les églises Saint-Jean-Baptiste et Saint-Nicolas, à Rebais, ainsi que les paroisses de Saint-Denis-lès-Rebais, de Saint-Léger et de Saint-Christophe de La Trétoire. C’est alors l’abbé de Rebais qui nomme à la cure, désignant ainsi les prêtres en charge du culte dans ces cinq sanctuaires. Il est également seigneur de ces lieux et perçoit à ce titre les diverses taxes tout en assurant les œuvres de basse et moyenne justice.

Il semble donc qu’une première église paroissiale existe à La Trétoire dès cette époque médiévale. Pourtant, rien n’en subsiste et l’absence de reconnaissances archéologiques sur ce territoire interdit de formuler la moindre hypothèse quant aux lieux ou à la forme de ce sanctuaire premier.

L’église et son histoire

Une observation du gros œuvre de la nef pousse à confirmer cette datation. La voûte rappelle d’ailleurs celle de l’église Saint-Jean-Baptiste de Rebais reconstruite après les pillages de la guerre de Cent ans et des guerres de religions. Seigneur du lieu, l’abbé de Rebais se doit de financer en partie les réparations des édifices ruinés après plus de deux siècles de guerres. A cet égard, il participe probablement au relèvement de la paroisse de La Trétoire, comme il le fait à Rebais ou à Saint-Denis.

Quand apparaît la mention d’une « petite église mal entretenue » au XVIIIe siècle, il faut comprendre le délabrement d’une part de l’édifice. C’est peut-être le chœur qui est alors le plus touché. Cette hypothèse permettrait d’expliquer la forme actuelle de ce dernier dont les maçonneries semblent remonter aux débuts du XIXe siècle. C’est probablement lors de cette campagne de grosse restauration que naît également le clocher, lequel a été construit sans aucune liaison maçonnée avec la façade occidentale du sanctuaire. Il masque d’ailleurs l’un des contreforts du mur ouest sur lequel s’appuie désormais l’escalier intérieur.

Ce clocher se présente à l’origine comme un clocher-porche, percé d’une large ouverture en plein-cintre. Dans la fin du XIXe siècle, cette arche est en partie réduite, donnant à l’entrée de l’église les proportions qu’on lui connaît aujourd’hui.

La consultation du cadastre de 1846 permet d’affirmer que l’église possède à cette date la forme qu’elle conserve aujourd’hui. Elle se dresse alors au milieu d’une vaste place plantée d’un calvaire et le cimetière paroissial s’étend à quelque distance au sud, à l’emplacement de l’actuelle salle des fêtes.

Saint Christophe

Célébré le 21 août, saint Christophe est un personnage historique originaire de Lycie. Il est martyrisé au IIIe siècle et son culte est attesté dès le Ve siècle en Bithynie où une basilique lui est dédiée. Ce nom dérive des mots grecs Kristos et phorein signifiant littéralement celui qui porte le Christ.

La légende présente l’image d’un homme terrifiant par sa stature et nommé Réprouvé. Voulant se mettre au service du roi le plus puissant il comprend bientôt que les princes craignent le diable et choisit donc de servir cette puissance maléfique. Mais en voyant le diable fuir devant une croix, il le quitte pour se mettre au service du Christ. Sur les conseils d’un ermite, il s’installe près d’un fleuve et aide les voyageurs à traverser. C’est un jour un enfant qui se présente à lui. A mesure qu’il conduit sur son dos l’enfant au milieu du fleuve, le courant se fait plus fort, et le chérubin plus lourd. Réprouvé croit porter le poids du monde. La traversée terminée, l’enfant lui dévoile son identité : « Tu n’as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi ». Réprouvé devient celui qui porte le Christ : Christophe.

Vincent MAJEWSKI,   
CH2ST, Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne

 

LE CONSEIL MUNICIPAL S'OCCUPE DU PRESBYTERE qui devient "la MAISON COMMUNALE"

suite de la loi de 1905 déclarant la séparation entre l'église et l'état?

Livre des délibérations du Conseil Municipal de La Trétoire

Livre n°926B3 du 13 octobre 1907 au 25 mars 1926   292 pages

Séance extraordinaire du 13 octobre 2017 page 2 

Réorganisation de la subdivision des Sapeurs Pompiers liée au décret  du 10 novembre 1903

Séance extraordinaire du 15 mars 1908 page 9

Mr Fontaine Marie maire 

« M le Maire soumet au Conseil les mémoires présentés par Me Beaumont, avoué à Coulommiers, relativement aux frais de référé à fin d’expulsion contre l’abbé Benoît Destouches, ancien desservant de La Trétoire, lesquels mémoires à la somme totale de 84.f55  dont 44.f55 pour les frais taxés et 40f pour les honoraires.

Le Conseil, après examen, approuve la dite dépense de 84.f55 et décide de la prélever sur les dépenses imprévues de l’exercice 1907, et prie M le Préfet de Seine et Marne de réserver à la présente un accueil favorable »

En marge, écrit à l’encre rouge :

« Vu et approuvé A Melun le 20 mars 1908 Pour le Préfet de Seine et Marne Le Conseiller de Préfecture délégué  signé : illisible »

Le 5 avril 1908  le Conseil « décide de se rendre de suite à la maison communale(ancien presbytère) pour examiner l’état des lieux »

Le presbytère est devenu une habitation particulière.