Histoire des écoles publiques de La Trétoire
LA TRETOIRE / DIMANCHE 17 DECEMBRE 2023: PRESENTATION DU LIVRE "Petites écoles villageoises..."
LA TRETOIRE : Dimanche 17 décembre de 11h à 18h
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Jean-Pierre Blavot qui enseigne de 1806 à 1828 fait la classe chez lui (« actuellement la Forge du Sieur Salmon ») puis il loue à la commune « une maison sise à La Trétoire avec une chambre basse (la salle d’école), des chambres hautes, grenier, laiterie attenante et une étable à vaches »
C’est en 1835 que la commune rachète la maison ayant servi de première école : « maison avec pièce d’habitation, autre pièce servant d’école, étable et laiterie, jardin et chènevière. »
Cette maison est exhaussée en 1840 et réédifiée en 1854 comprenant le logement de l’instituteur, la salle de mairie et l’école de garçons.
Ce bâtiment est toujours présent, proche de l’église (le cimetière n’y est plus)
En 1880, la commune ayant plus de 500 habitants, la loi impose la création d’une école de filles, installée dans une construction élevée à l’extrémité ouest du village. Elle a été construite en 1883 par l’architecte Jules Marmottin qui sera aussi sollicité en 1897 pour construire le préau de l’école des garçons.
Les effectifs déclinent, l'école des filles ferme, les enfants sont regroupés dans la mairie/école. L'ancienne école est louée de 1924 à 1926 puis trouve un nouveau locataire en la personne de l'instituteur (1904 à 1936 à La Trétoire) et sa famille en mars 1926. C'est aujourd'hui une demeure privée.
L 'ÉCOLE APRÈS LA GUERRE DE 1940-1945
Micheline et Nicole, deux écolières de La Trétoire
MICHELINE
Micheline Foucart née le 26 décembre 1938 à La Pilloterie témoigne :
« A chacun son tour, chacun sa semaine ! On devait arriver, avant neuf heures pour allumer avec du bois puis du charbon, le gros poêle qui se trouvait devant, au milieu de la classe.
Avant les grandes vacances, on apportait des chiffons, du papier de verre et de la cire. On nettoyait nos tables et nos encriers. A la rentrée, on changeait de cours, on montait d’un rang.
La cour de l’école était en gravier, on dessinait des marelles sous le préau. Mais une partie du mur était criblée d’impacts de balles. L’Association de Tir à la carabine à La Trétoire, organisait des concours inter-villages, qui se déroulaient le dimanche, dans la cour de l’école.
Le soir, j’aidais mes parents pour soigner les animaux, je manquais de temps pour apprendre mes leçons. Le lendemain, si je ne savais pas ma leçon, j’étais en retenue le midi. Je restais punie à ma table, dans la salle de classe et Madame Verneil m’apportait du pain sec et de l’eau.
Au 11 novembre, on avait l’obligation d’être présents au Monument aux Morts, on chantait la Marseillaise sous la direction de l’instituteur et on écoutait le discours du maire.
Chaque année, le 14 juillet, nous devions être présents pour recevoir un livre des mains de Mr Denoyer un journaliste, directeur du Reader’s Digest, habitant La Maison Saint Georges à Coton. Le maire et les conseillers étaient là, place de la mairie, les parents, le maître d’école aussi. »
Micheline précise : « Les deux dernières années, Mr Louvet nous faisait classe. C’est bien grâce à lui que j’ai réussi mon certificat. On le craignait ! Quand il faisait la dictée, il passait dans les rangs et nous tapait sur les doigts quand il voyait qu’on faisait une faute.
NICOLE
Nicole Sandrin née le 29 mai 1942 à Paris 20ème, vivant chez Mme Amanda, Eugénie Verneil, veuve de Alfred Verneil, instituteur à La Trétoire de 1906 à 1931, nommée en novembre 1922 « maîtresse de couture » par le Conseil Municipal, pour donner des cours de couture à l’école. Elle servait aussi de cantinière, le midi, pour les enfants qui déposaient, le matin, leur panier d’osier contenant leur repas du midi.
Nicole a aimé suivre les cours d’André Louvet, dès le CE1 jusqu’au certificat d’études qu’elle a réussi grâce à lui, selon ses dires.
« André Louvet, un maître ouvert à tout qui connaissait les familles qui, pratiquant le football le dimanche, dans un club, faisait jouer ses élèves le lundi matin, pour les mettre en forme.
Nicole se souvient que : « Les matières fondamentales étaient enseignées régulièrement comme l’instruction civique le samedi matin ou la phrase de morale écrite au tableau, à disposition des yeux de tous pendant la semaine. »
« On jouait une pièce de théâtre qui était présentée, en fin d’année, aux parents, grands-parents, souvent dans la salle du premier étage, salle de danse parquetée, salle des mariages et des fêtes du café-restaurant de la Maison Mirat, en face de la mairie. Je n’oublie pas les voyages organisés par André Louvet, en fin d’année à Etretat, à Vezelay et vers autres destinations. La seule occasion, pour nous, de sortir du village. »
Micheline et Nicole gardent en mémoire les noms de deux enseignants : Julienne James (1945-1949) et André Louvet (1949-1961). Si la première leur laisse un souvenir de sévérité, les avis divergent quant au second. Changements dans les cours du maître ! Aurait-il eu connaissance de la nouvelle pédagogie de Célestin Freinet ? André Louvet menait des activités étonnantes pour cette époque, dans le monde rural. Les cours de gymnastique se déroulaient sous le préau. Au cours de promenades autour de La Trétoire, maître et élèves construisaient des cabanes ou s’adonnaient, en hiver, à des batailles de boules de neige.
De gauche à droite, de haut en bas
1er rang: Bernard Beaujean, Guy Dubois,Micheline Foucart, Maryse Amstad, Lucette Munérat, Claude Perrin,Guy Wagner, Claude Thomas
2ème rang: James Dubois, Bernard Melin, Jacky Dubois, André Perrin, Lucien Gomy, Michelle Hervillard, Nicole Sandrin, Claudine Foucart, René Melin
3ème rang: Monique Disant, Raymonde Cochon, Christian Butet, Maurice Amstad, Jacky Perrin, Denise Mirat, La fille de Mr et Mme Louvet, Denise Bonneau, Michelle Thomas, Monique Thomas, Yolande Melin.
André, Gustave LOUVET
né le 19 janvier 1921 à Coulommiers
décédé le 16 janvier 1986 à Villiers Saint Denis, dans l’Aisne à 64 ans, inhumé à La Ferté Gaucher.
Son père Marcel LOUVET (1889-1961) était comptable (en 1910), puis entrepreneur en plomberie et sa mère Germaine ISAMBERT (1891-1952) couturière (en 1910) puis épicière au hameau du Theil à Coulommiers. Ils reposent au cimetière de Coulommiers.
André LOUVET avait 3 frères :
Marcel (1910 Paris XIX-1985 Coulommiers marié en 1937 à Vitry-sur-Seine avec Madeleine VOLLON)
Roger (1923 Saint-Quentin-2008 Nice)
Pierre (1926 Coulommiers-2015 Saintes)
On le retrouve à l’âge de 15 ans dans le recensement de Coulommiers en 1936, ville où il a continué à habiter quand il a été instituteur à Boissy-le-Châtel où il est arrivé en 1939
Marié à Yvonne MIRVILLE née au Theil 1921-2022 décédée à l’âge de 101ans, inhumée à La Ferté Gaucher auprès de son mari
Ils auront 3 filles : Nicole née à Boitron, Martine au Theil et Brigitte à La Trétoire
Formation : Brevet grâce aux cours dispensés par un enseignant très connu sur Coulommiers Mr Sujet (mémoire de Brigitte Louvet)
Instituteur en :
1939 à Boissy-le-Châtel
1940 à Saint Germain sous Doue
1942-1943 à Boissy-le-Châtel
1945 à Sablonnières
1945-1947 à Boitron
1948 à Crécy-la-Chapelle
1949-1955 à La Trétoire
Puis Directeur de l’école de La Ferté Gaucher jusqu’à sa retraite en 1979
Très sportif, jouant au football, entraînant ses élèves le lundi matin dans ce sport…( cf : les mémoires de Micheline et Nicole)
Il a dirigé la colonie de vacances de Chilly en Brie pendant l’été.
Mémoire de Brigitte Louvet : « pendant la guerre il aurait été enseignant à Contrexeville mais elle n’en sait pas plus.
Elle a fait part de sa grande émotion, le jour du baptème républicain de sa fille, dans la salle du conseil de La Trétoire avec le maire Gilbert Butet . Cette salle était à l’origine une pièce de l’appartement de ses parents, là où elle est née. Sa famille avait reçu la visite de leurs amis Pierrette et Gilbert Butet.
Julienne JAMMES
Née à Limoux en 1921
Etudes à l’Ecole Normale de Mende en Lozère
Une fille Annie qui sera scolarisée dans les classes de sa mère
Premier poste à Paris puis à l’école de La Trétoire, classe unique de 1945-1949
Directrice, chargée de classe de l’école de Rebais puis professeur de français au CES de Rebais 1949-1965
Principale adjointe jusqu’à sa retraite au CES Henri Dunant de Meaux
Décédée à Meaux le 14 mars 2002
POUR EN SAVOIR PLUS SUR JULIENNE JAMMES
Témoignage d'une ancienne élève de Rebais:Jocelyne Bruneaux-Michenaud
Jocelyne BRUNEAUX
Née à Coulommiers le 25 mai 1945, habite Rebais.
Son père est vannier, sa mère, femme au foyer puis employée chez Chomette-Favor à Rebais.
Elle fréquente, en maternelle, la classe de Mme Debouzy, le CP/CE1/CE2 de Mme Sabouret puis Mme Cougoul.
En CM1 /CM2/ classe de fin d’études de Melle Jammes.
En 1958/1959 passage au CES nouvellement créé à Rebais dans la classe mixte de Mr Colonna d’Istria.
Jocelyne garde de vifs souvenirs de son institutrice : Melle Jammes.
« La directrice de l’école de Rebais, Mme Chanson, prenant sa retraite, Melle Jammes, qui venait de La Trétoire a pris la direction de l’école, en assurant la classe de CM1/CM2/Fin d’études. Elle a mis en place le CES de Rebais où elle était professeur de français ».
Jocelyne éprouve admiration et reconnaissance pour cette institutrice qui a fait souffler dans sa classe, un vent de modernité dit-elle, mais aussi d’exigence envers ses élèves. « Elle nous a fait sortir de notre campagne, elle nous faisait jouer des pièces de théâtre comme « la Savetière prodigieuse de Fédérico Garcia Lorca », monter des spectacles de danse dédiée au charleston qui se produisaient en fin d’année, dans la cour de l’école. Je n’étais plus scolarisée, j’avais 15 ans mais je venais participer, le soir, au groupe de théâtre qu’elle avait créé à Rebais.
Jocelyne se rappelle le dévouement de l’enseignante qui partait souvent le jeudi, à Paris pour revenir les bras chargés de matériel pour animer des ateliers de travaux manuels : poterie, vannerie, perles, peinture sur soie…
« Nos réalisations étaient vendues lors d’une exposition au profit de la coopérative de l’école. J’adorais cette période du 30 juin à la fin de l’année, le 14 juillet, dédiée à ces activités. Je lui dois ma passion pour le dessin, la peinture et tout ce qui touche aux arts graphiques. Elle incitait ses élèves à progresser, à faire des études ou à trouver ensuite une activité professionnelle intéressante. Grâce à elle, ma famille ne pouvant se le permettre, j’ai obtenu des bourses pour partir en vacances à la montagne. Elle fait partie de ces enseignants qui aident à trouver votre voie dans la vie et vous incitent à suivre vos passions. Je suis restée en contact avec sa fille Annie et ce fut un réel bonheur de les retrouver fin 1998, pour un repas convivial à La Calèche, un restaurant de Rebais, qui a réuni d’anciennes élèves. Melle Jammes avait 77 ans. Un article du Pays Briard s’en est fait l’écho tout autant que ma lettre annonçant son décès le 14 mars 2002. Elle avait 81 ans. C’est toujours avec la même émotion que je parle d’elle. » Jocelyne Bruneaux-Michenaud
POUR CONNAITRE LE TEMOIGNAGE DE MICHELINE FOUCART DANS SON INTEGRALITE
Témoignage de Micheline GREMAUD née FOUCART
Micheline est née FOUCART le 26 décembre 1938 à La Pilloterie où elle réside toujours. Elle a fréquenté l’école de La Trétoire de 5 à 13ans, l’année de son certificat d’études primaires qu’elle passe à Rebais et réussit brillamment avec son certificat sportif.
« Je montais, à pied, de La Pilloterie, avec ma sœur Claudine,plus jeune de cinq ans et le soir, en hiver, l’étude se terminant à 18heures,Madame LAURENT, la fermière me prêtait une petite lanterne avec une bougie au milieu pour redescendre à La Pilloterie. J’aidais ensuite mes parents pour soigner les animaux. Le transport scolaire, on ne savait pas ce que c’était ! »
« Quand on venait à l’école, on avait le repas dans notre gamelle, dans le panier en osier qu’on déposait chez Madame Verneil qui habitait la maison, au coin de la route de Rebais. On mangeait chez elle, elle réchauffait notre gamelle et après le repas, elle nous apprenait à tricoter.Si la leçon n’était pas apprise, j’étais en retenue le midi. Je restais punie à ma table, dans la salle de classe et Madame Verneil m’apportait du pain sec et de l’eau. »
« Dans la classe, les tables étaient en rang, l’une derrière l’autre.
A gauche, les premières tables pour le cours préparatoire et on remontait jusqu’à la droite pour les grands du cours moyen2. Le bureau du maître se trouvait dans l’angle à droite.
A l’école, chacun son tour, chacun sa semaine ! On devait arriver, avant neuf heures pour allumer avec du bois puis du charbon, le gros poêle qui se trouvait devant, au milieu de la classe.
A la rentrée, on changeait de cours, on montait d’un rang…alors on ne retrouvait pas nos tables, on préparait la place pour les autres. Avant les grandes vacances, on apportait des chiffons, du papier de verre et de la cire. On nettoyait nos tables et nos encriers. »
« Je me rappelle de deux enseignants : Mademoiselle JAMES qui savait faire connaître ses préférés, sensible aux offrandes apportées par les enfants, du beurre, des œufs. C’était pénible pour ceux qui ne pouvaient pas le faire, dont moi et ça mettait la zizanie entre nous.
Mais Mademoiselle JAMES devenant directrice à Rebais, les deux dernières années, avant le certificat, c’était Mr Louvet qui enseignait à La Trétoire, sa classe allant du cours préparatoire au cours moyen2. C’est grâce à lui que j’ai réussi le certificat. On le craignait ! Quand il faisait la dictée, il passait dans les rangs et nous tapait sur les doigts quand il voyait qu’on faisait une faute. »
« La cour de l’école était en gravier, on dessinait des marelles sous le préau. Mais une partie du mur était criblé d’impacts de balles. L’Association de Tir à la carabine de La Trétoire, comme dans bien d’autres villages, organisait des concours inter-villages qui se déroulaient, le dimanche, dans la cour de l’école.
Le 11 novembre, on avait obligation d’être présents au Monument aux morts, on chantait la Marseillaise sous la direction de l’instituteur et on écoutait le discours du maire. »
« Chaque année, le 14 juillet, nous étions obligés d’être présents, pour recevoir un livre. Le maire et les conseillers étaient là, place de la mairie, les parents, le maître d’école aussi. Après le discours du maire, c’était Mr DENOYER qui donnait des livres, beaucoup de livres aux enfants de La Trétoire comme récompenses, les seuls livres qu’on avait au cours de l’année, il n’y avait pas de libraire à Rebais à l’époque ! Mr Denoyer qui habitait la Maison Saint-Georges à Coton était journaliste et directeur du Reader’s Digest. »
Active, courageuse, entreprenante, tout en élevant ses enfants, elle seconde son mari dans ses activités professionnelles de maçon. Elle sera tour à tour aide-ménagère, cuisinière à l’Ecole Internationale, n’hésitant pas à recourir à la vente à domicile pour « faire bouillir la marmite », sortir de son village, rencontrer d’autres femmes et échanger avec elles.
A 84 ans, elle anime, après son père, la Société de chasse de La Trétoire dont elle est la présidente attentive et exigeante quant au respect des règles en vigueur pour cette activité, depuis de nombreuses années.
Micheline vit toujours à La Pilloterie, toujours active, auprès de ses animaux: ses ânes, ses moutons...Elle a une passion pour son village et la sauvegarde de son patrimoine naturel. Elle replante des arbres en bordure des champs, pour recréer des haies et aménage, chaque année, des jachères fleuries.
PHOTOS DE LAURENCE BEAUCHAMP
POUR CONNAITRE LE TEMOIGNAGE DE NICOLE SANDRIN DANS SON INTEGRALITE
Nicole, une écolière de La Trétoire
Nicole née le 29mai 1942 à Paris 20ème, père imprimeur, mère secrétaire, mari imprimeur, se dit toujours étonnée de ce mimétisme de la vie « fille, sœur, femme d’imprimeur ».
Nicole arrive à La Trétoire à l’âge de deux ans et y restera jusqu’à ses 13ans.
Elle est accueillie, en 1944, chez Mme Amanda, Eugénie VERNEIL qu’elle appelle toujours « Mémé », veuve de Albert, Alfred Verneil, instituteur à La Trétoire de 1906 à 1931, nommée en novembre 1922 maîtresse de couture pour donner des cours à l’école, par le Conseil Municipal. Le couple aura une fille Yvette qui deviendra Mme LIARD.
Nicole dit : « avoir eu la chance de venir vivre auprès de cette femme, droite, aimante et attentive »
Amanda Verneil réceptionnait le matin, les gamelles des enfants qui ne pouvaient rentrer, chez eux, le midi. Elle les accueillait pour le repas puis leur apprenait à tricoter (cf : mémoires de Micheline Gremaud).
Le couple Verneil a résilié, auprès de la municipalité, son contrat de location de l’école de filles le 6 mars 1926 et a acquis une maison à l’angle de la rue de Rebais dans laquelle Nicole résidera pendant toutes ces années. Mme Verneil y vivra jusqu’à son décès en 1969 puis sa fille Yvette Liard et son mari prendront sa succession. Toute la famille est inhumée dans le cimetière de La Trétoire.
Du côté Verneil, plusieurs membres de la famille sont enseignants, sœur directrice d’école à Provins, neveu professeur à Corbeil-Essonne…
Les parents de « Mémé » étaient gardiens du Château de La Brosse à Saint Ouen sur Morin.
Amanda Verneil, Geneviève Dauvergne et Louisette Beaujard maire de La Trétoire, se sont engagées dans la Résistance pendant la seconde Guerre Mondiale et ont échappé à une lettre de dénonciation. Le nom de l’auteur de la lettre a été connu mais ne sera pas révélé ici.
IL n’y avait pas de classe maternelle à La Trétoire.
Nicole entre au CP, en 1948, avec Melle Julienne JAMES comme institutrice.
Elle se retrouvera en compagnie de Micheline Gremaud qui a évoqué, elle aussi ses mémoires d’école, dans la classe unique tenue par André LOUVET, dès le CE1 jusqu’à l’année du certificat qu’elle passera avec succès, de retour à Paris. Elle a détesté l’ambiance rigide de l’école parisienne en opposition à ses années formatrices et heureuses passées à La Trétoire.
Nicole a aimé suivre les cours de cet instituteur qui était « ouvert à tout», qui connaissait les familles.
André Louvet qui lui-même pratiquait le football, dans un club, le dimanche, faisait jouer ses élèves au football, le lundi matin, histoire de les mettre en forme pour la semaine.
Si les matières fondamentales étaient enseignées régulièrement comme l’instruction civique le samedi matin ou la phrase de morale écrite au tableau, à disposition des yeux de tous pendant toute la semaine, le maître menait ses cours de gymnastique sous le préau et bien d’autres activités étonnantes pour cette époque, en milieu rural.
Le maître sortait en promenade, avec ses élèves, aux alentours de La Trétoire, les aidait dans la construction de cabanes et n’hésitait pas à organiser, en hiver, des batailles de boules de neige.
Chaque année « on jouait une pièce de théâtre » qui était présentée, en fin d’année, aux parents, grands-parents, souvent dans la salle du premier étage, salle de danse parquetée du café, restaurant salle des mariages et des fêtes de la Maison Mirat, en face de la mairie actuelle.
André Louvet organisait des voyages de fin d’année, un car de Rebais assurant le transport, vers Etretat, Vézelay et autres destinations pour la journée.
Nicole et son mari acquièrent une maison de campagne en face de celle de « Mémé » à La Trétoire en 1969, devenue leur résidence principale au moment de leur retraite. Nicole y réside toujours.
Entretien avec Nicole le 14 juin 2022 à La Trétoire
Danielle Stéphan
Présidente de l’Association du Patrimoine de La Trétoire et ses Hameaux
LISTE DES ENSEIGNANTS DE LA TRETOIRE DE 1718 A 2022
Années d'exercice NOM Prénom
1718-1761 CHEVALIER François
1761-1791 GRANDPIERRE Antoine
1791-1792 DELAMBRE Joseph-Barthélémy
1792-1803 MICHON Denis-Honoré
1803-1806 LAGRANGE Pierre
1806-1828 BLAVOT Jean-Pierre Eustache
1828-1834 GALLOT Louis-Auguste
1834-1849 GAYER Pierre-Félix
1849-1850 MERLETTE François
1850-1853 FENIX Charles-Louis-Hippolyte
1853-1859 BOUTILLIER Antoine
1859-1860 FAUVET Jules-Théodore
1860-1877 FONTAINE Alfred_Félix
1877-1880 HENRY Hippolyte
1880-1881 MAYEUR Octave-Zéphyrin
1881-1886 PERRIN Marie-Claire
1891-1901 MAYEUR Octave-Zéphyrin
1906-1931 VERNEIL Alfred
1936-… TESTARD Cécile
1945-1949 JAMES Julienne
1949-1955 LOUVET André
1962 GREUB Anne-Marie
1962 MARIOTTE Josette
09-1962/11-1962 SENIS Michelle
09-1962/06-1965 BRUNA ép. ROUJAS Yvette
11-1962/06-1965 ROUJAS Robert
09-1965/06-1966 LAMBERTY Michel
09-1965/06-1966 LAMBERTY-LOUC Danièle
09-1966/06-1968 RICHARD Armande
09-1966/06-1968 LOUIS Annie
06-1968/06-2002 SALMON ép. DERVIN Francine
1978 MILLET Rose-Marie
1982-1983 MERIC Isabelle
09-1987/06-1988 PALMELA Isabelle
09-1988/06-1989 MORINIERE Caroline
02-1989/06-1989 KUSTOZ Jean-Louis
09-1989/06-1990 GRIGNON Denise
06-1990/07-1993 POUGET Dominique
1990 WALTER Corinne
10-1990/01-1991 COURCELLE Yves
09-1993/2022 BOURJOT Nathalie
09-1998/06-1999 FILIPUCCI Anne
09-2002/06-2012 YVON Sandrine
09-2012/06-2020 LUCIO-PAREDES Emilie
09-2020/2022 SAVITSKY Bérénice
Biographie Nathalie Bourjot :
née à Coulommiers
Classe unique (Mme Drouet) à l’école de Montmogis
CM1 (Mme Harlay) et CM2 (M Faigt) à l’école Louis Robert de Coulommiers
Collège Hippolyte Rémy de Coulommiers
Lycée Jules Ferry de Coulommiers
Université de La Sorbonne Nouvelle (Paris 3)
Surveillante d’externat au collège La Rochefoucaud de La Ferté sous Jouarre 1987/1990
Brigade départementale (remplaçante) 1990/1991
Elève institutrice à l’école Normale de Melun 1991/1992 et 1992/1993
Mai 1993 : échange avec les élèves instituteurs du CAFOP de KHOROGO en Côte d’Ivoire
Institutrice titulaire à l’école de La Trétoire à partir de septembre 1993
à RPI 3 écoles : St Ouen sur Morin / Orly sur Morin / La Trétoire
Déménagement des classes dans la nouvelle école en 2008
à RPI 2 écoles : Orly sur Morin / La Trétoire (SIVU des Meulières)
Concours interne Professeur des écoles en 2006
Confinement le 16 Mars jusqu’au 2 juin 2020 : école à la maison, classe virtuelle
Mes collègues de 1993 à aujourd’hui à l’école de La Trétoire :
Mme Francine Dervin
Melle Sandrine Yvon
Mme Brigitte Nicolas
Mme Emilie Lucio-Paredes
Mme Bérénice Savisky
LISTE DES MAIRES DE LA TRETOIRE :
1792, 1793 Jean-Pierre Antoine SERRURIER
1805-1821 Jean-Pierre Antoine SERRURIER
1821-1831 Pierre CUISINIER
1831-1840 Eloi Nicolas LAUBRY
1840-1873 Pierre Joseph CHERIER
1873-1879 Alexandre CHERIER
1879-1886 Victor FOSSE
1886-1892 Joseph Alexandre CHERRIER
1892-1903 Gustave MATHIEU
1903-1908 Louis Eugène Alexandre FONTAINE
1908-1912 Emile HOUDRICHON
1912-1918 Augustin Alfred SIMON
1918-1925 Rose Edmond DUCHESNE
1925- 1927 Georges Désiré BEAUJEAN
1928-1935 Alfred Aimé DISANT
1935-1945 Georges Désiré BEAUJEAN
1945-1947 Albertine Louise CHRISTOPHE
1947-1953 Jules PERRIN
1953 -1965 Louise BEAUJARD
1965 - 2001 Gilbert BUTET
2001 - José DERVIN